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La saveur de l’inauguration

Nous voulions que la journée inaugurale d’Epicentre Cowork soit plus qu’un simple coupage de ruban (d’ailleurs il n’y a même pas eu de ruban). Nous voulions qu’elle apporte de la matière à la réflexion commune et à la construction du projet. Nous voulions aussi la partager avec tous ceux qui s’intéressent à l’économie collaborative. La journée a été riche, dense, stimulante. Nous sommes heureux !

barcamp recadréLe matin, nous confrontions deux approches du sujet : celle du chercheur et celle de l’acteur de terrain. Du premier, Eric Dacheux, nous retiendrons qu’il est très facile de faire de l’innovation sociale utilitariste appuyée sur du marketing ; par contre, faire de l’innovation solidaire appuyée sur une communication démocratique, c’est beaucoup plus difficile, mais combien plus intéressant. Ça suppose une construction collective du bien commun à partir de la diversité des individus. Ça suppose qu’on accepte les désaccords, les incompréhensions, les décalages et qu’on négocie ensemble et démocratiquement l’objet commun à partir de tout ça. Un beau défi à relever !

Quant à Simon Sarrazin, il nous a apporté de Lille une idée de ce que sera le projet d’Epicentre Cowork dans trois ans. La Coroutine, sœur aînée lilloise, a aujourd’hui essaimé son projet : un fab-lab, une conciergerie de quartier, l’investissement de territoires ruraux… Avec ces différentes déclinaisons, les pratiques collaboratives ne concernent plus seulement le travail mais bien d’autres aspects de la vie des gens. Le message de Simon, c’est qu’avec le recul, il s’est rendu compte que le but de ces démarches n’était pas tant la collaboration que la réappropriation d’espaces de vie : ni espaces privés individuels, ni espaces publics dont on n’a pas la maîtrise, ces tiers-lieux sont des espaces collectifs dont l’usager-contributeur peut maîtriser le fonctionnement. Et le maîtriser pour quoi ? Mais pour s’y sentir bien : y faire régner la confiance, la convivialité, les adapter aux besoins et à la personnalité de chacun… en un mot, y apporter de la saveur !

La saveur, elle était aussi dans le barcamp de l’après-midi. Qui aurait cru qu’un 27 septembre, nous pourrions le tenir au soleil, sur les pelouses du Conseil général, petit îlot de verdure en plein cœur de Clermont ? Ambiance détente mais échanges bien denses sur de multiples sujets portant sur les expériences de tiers-lieux. Pêle-mêle : Comment trouver du temps ? Comment décloisonner les esprits ? Comment apprendre à coopérer ? Comment faire émerger le collectif ? Comment « rémunérer » le partage de compétences ? Peut-on être créatif partout ? Comment instaurer la confiance dans les lieux de coworking ? Peut-on se passer d’internet ? Comment tisser du lien entre les initiatives citoyennes de collaboration ? Comment communiquer sur de nouvelles formes de fonctionnement social ? Quelle efficacité des mini-révolutions ? Etc. etc. etc.

La saveur était aussi dans l’inauguration proprement dite. Dans la petite mise en scène destinée à rendre les discours moins ennuyeux qu’à l’ordinaire. Dans les délicieux samossas, soupes et autres verrines que notre fée Clémence a mystérieusement fait surgir de notre micro-cuisine. Saveur aussi de la frise imaginée par Isabelle : petit retour humoristique sur la génèse d’Epicentre Cowork (toujours visible dans nos locaux), de la belle exposition d’Anne-Sophie Emard qui restera en place pendant trois mois (venez là voir !!!). Et bien sûr la saveur de se retrouver tous, de partager, d’échanger, d’accueillir, de rire, de trinquer…

En résumé, une belle journée pour rebooster les énergies et nous redonner de l’élan.

Ici la restitution des notes de la journée.

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