20140221_175138Ça a causé, ça a échangé, ça a débattu, ça a pitché… La journée de ce 21 février, malgré une organisation “à l’arrache” du fait de nos emplois du temps surchargés, peut se classer dans les événements sinon pleinement réussis, du moins super-encourageants.

Il ne s’agit pas de se gargariser. Sans doute parmi les nombreuses personnes présentes, certains se seront trouvés frustrés dans leurs attentes, ne se seront pas sentis en situation d’intervenir dans la causerie, n’auront pas approuvé ou pas compris tout ce qui s’y est dit, n’auront pas aimé la proposition des ateliers, se seront sentis intrus dans un groupe trop mono-colore… Nous espérons qu’ils nous en feront part. Nous voulons rester à l’écoute. Nous essaierons de comprendre les attentes et de rester agiles.

20140221_164429Il n’empêche. Nous avons commencé la journée par l’affirmation que tout doit commencer par le rassemblement d’une communauté, si possible spontanée. Et nous avons pu le constater : la communauté des gens intéressés par le sujet, des curieux et des impatients, des intrigués et des enthousiastes est en train de se constituer, de s’élargir, de se souder. Nous avons croisé de nouveaux visages. Nous avons accueilli des compagnons de route qu’on croyait perdus de vue mais qui, manifestement, continuent à être attentifs de loin. Nous 20140221_180509avons provoqué les débats, les questions, les rencontres. Qui sait si nous ne sommes pas en train de passer de la communauté au collectif ?

Personnellement, j’ai pris plaisir à accueillir les représentantes de Cowork’in Bourges, qui m’ont raconté leur installation dans les appartements de fonction vacants d’une maison de retraite, l’inauguration qui a permis d’équiper et de décorer le lieu grâce à une sorte de liste de naissance à laquelle tous les invités se sont fait un plaisir de participer. J’ai aimé toutes ces conversations d’entre-deux-débats : avec un architecte, avec des étudiants pleins de malice et de finesse, avec une artiste, avec des amis et avec des inconnus. J’ai aimé qu’une coworkeuse de fraîche date annule un déplacement pour ne pas manquer cette journée. Aimé imaginer à plusieurs des solutions d’aménagement pour le coworking, autour d’un déjeuner iranien, dans une cave illuminée par une boule à facette. Aimé les rires partagés. L’imagination sans limites de nos étudiants inventant un tiers-lieu itinérant dans une roulotte tirée par un âne. Le très sérieux inventaire des communautés clermontoises sur fond de play-mobil pixelisés et des portraits de poupées Barbie de notre artiste du moment, Marjorie Herrero. Le partage des idées, des post-it, du stock de bonbons… Pour faire bref, cette alliance de débat de fond et d’ambiance conviviale à laquelle nous tenons fermement à Epicentre.

Alors, que dire de nos amis stéphanois (dont un Suisse et un Lillois) arrivés en force pour 20140221_163556animer la journée ? Cette joyeuse bande de “crapauds fous” (selon l’expression de Yoann Duriaux) a fait souffler un vent de belle fraîcheur sur les deux lieux que nous avons successivement investis. Ce mélange de compétence assumée et de bienveillance, d’écoute et d’humour, de confiance a priori, d’enthousiasme, de curiosité et d’efficacité arrive à point dans la vie de notre microcosme pour nous encourager à redéployer nos ailes et stimuler les énergies. Grand merci à eux !

Je le précise : ceci n’est pas ici un compte rendu de la journée. Juste un point de vue. Quelques impressions de lendemain proposées en partage par une coworkeuse-bloggueuse. Mais nous essaierons cette fois de tenir l’engagement que nous n’avions pas su mettre en œuvre après la première journée de rencontres en septembre dernier : celui de rassembler la documentation de cette journée, de la partager, de la “jardiner” et de la faire fructifier. En faisant le vœu que tous ceux qui y ont participé, tous ceux qui auraient voulu en être, tous ceux qui souhaitent nous rejoindre se prennent au jeu de la construction commune de cette belle utopie, c’est-à-dire, comme la définit Ariane Mnouchkine, ce “possible non encore réalisé”.

Post-scriptum et post-ménage : notre casier “objets trouvés” s’est enrichi de 3 pulls (dont un de taille enfant), d’une paire de lunettes de forme papillon, d’un cahier recouvert d’une couverture en plastique transparent et rempli d’une belle écriture au stylo noir, d’un chargeur de portable (resté branché dans la salle où se tenait l’atelier “process”) et d’un briquet. Ils sont à récupérer aux heures d’ouverture d’Epicentre Cowork.

Consultez l’intégralité (ou presque) des débats de notre causerie ici :

ECEI#2 – Les Tiers-lieux