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Quinzaine des tiers-lieux : retour de Saint-Etienne

Pendant la restitution des ateliers, sous la verrière du Mixeur.

Pendant la restitution des ateliers, sous la verrière du Mixeur.

Une petite délégation de Clermontois a participé hier à la journée de lancement de la Quinzaine des Tiers-Lieux organisée par nos amis de Saint-Etienne. Journée dense et occasion de belles rencontres. Et aussi, occasion de découvrir le Mixeur, le nouveau tiers-lieu né dans la prolongation du Comptoir numérique, sous une belle baie vitrée, dans les bâtiments de l’ancienne Manufacture d’armes qui abrite aussi la Cité du design, au cœur de la ville… un endroit comme on en rêve !

Côté remue-méninges, on a entendu le matin une trentaine d’acteurs d’horizons divers se prêter au jeu des questions « qu’est-ce qui marche ? », « qu’est-ce qui ne marche pas ? », « qu’est-ce qui pourrait marcher ? ». La multiplicité des approches, des projets et des expériences donne un peu le vertige, mais ça permet au moins de vérifier que notre projet clermontois avance plutôt dans la bonne direction : les intervenants ont insisté souvent sur l’importance du collectif, sur le fait qu’un projet ou un service doit naître des besoins et des expériences, être co-construit très en amont avec ses usagers, plutôt qu’imposé ou décrété, sur la mixité et la complémentarité des contributeurs, sur le maillage des territoires, sur l’importance de se situer à la fois sur une échelle très locale pour bien répondre aux besoins et sur une échelle beaucoup plus large pour s’inscrire dans des réseaux et s’ouvrir au maximum…

Quelques témoignages très intéressants. Retenons-en juste un, venu d’Afrique : Florent Youzan, co-fondateur d’Afriworkers, souligne l’ingéniosité rencontrée chez les coworkers de ce continent : « En Afrique, dit-il, nous avons de très nombreux problèmes ; grâce au numérique, ils deviennent autant d’idées d’innovation, au service des entrepreneurs et des populations. Le numérique donne ainsi un nouveau regard sur le territoire. Par exemple il faut souvent se déplacer loin pour déclarer la naissance d’un enfant, ce que beaucoup ne peuvent pas faire ; des jeunes d’un tiers-lieu en Côte d’Ivoire ont imaginé un service très simple de déclaration par SMS, qui est le fruit d’une belle mutualisation de compétences et d’expériences. »

image très symbolique d'une fin d'ateliers...

image très symbolique d’une fin d’atelier…

La préoccupation – la plus épineuse – des modèles économiques, a été aussi abordée, quoique trop rapidement… comme l’ensemble des sujets, qui seront développés dans les jours qui viennent.

Deuxième temps : un débat sur le monde que nous inventons, lancé par un petit montage vidéo très provoc’ à base de drones et de robots à apparence (trop ?) humaine. Les échanges permettent de dégager deux idées : d’une part, si l’innovation technologique fait peur à beaucoup de monde, le tiers-lieu peut être moteur pour familiariser les gens avec ces mutations, leur permettre de mieux comprendre ce qui s’y joue et de se réapproprier le débat autour de ces questions. D’autre part, les tiers-lieux présentent aussi un autre visage, celui de l’innovation dans les liens sociaux et les liens de travail, de l’apprentissage du partage, de la rencontre, de la bienveillance, de l’échange…

Nous avons aussi participé l’après-midi aux ateliers, dans un étrange, immense et superbe bâtiment industriel qui donnait un écho particulier aux débats. Là, l’objectif était précis : nous familiariser et nous faire réfléchir au « code-source » : autrement dit, comment documenter nos expériences, les capitaliser, les partager pour en faire profiter le réseau (en savoir plus ici). Expériences qui, on l’a souligné le matin, doivent cependant être toujours adaptées à chaque cas particulier. Mais il y a toujours gain de temps, d’énergie et d’efficacité à tirer des compétences acquises par les copains.

Sur ce point-là, reconnaissons-le, Epicentre est très en retard. Mais c’est promis, nous allons rattraper ça dans les semaines ou les mois qui viennent.

En attendant, nous avons laissé sur place deux ou trois étudiants clermontois. Nous comptons sur eux pour un retour sur les riches journées qui viennent…

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Un endroit étrange mais inspirant pour les ateliers de l’après-midi.

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