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Sur nos murs : les drapés volcaniques de Julia Chatelus

Le SageDans les tableaux de Julia Chatelus, la toile s’anime. Et quand on dit la toile, ça ne veut pas dire « ce qui est peint sur la toile », mais bien la toile elle-même. Le tissu de la toile. Elle frissonne, se plisse, s’étire, comme si elle cherchait à s’émanciper du châssis. On dirait même, dans certains tableaux, qu’elle se met à bouillonner, à entrer en éruption, à exploser. Elle prend du relief, s’échappe vers le haut ou vers le bas et parvient parfois à disloquer le cadre.

On peut aussi y voir ou y ressentir des phénomènes quantiques, des collisions de particules, des libérations d’électrons, du chaos en gros plan… En tout cas, quelque chose d’organique. Et d’indiscutablement vivant.

« Je voulais travailler sur la question de l’interaction et des différences. Qu’est-ce qui arrive quand des personnes se rencontrent ? Et de la même façon, qu’est-ce qui arrive quand de la matière entre en collision ? Quels chocs, quelles perturbations cela crée ? », explique Julia en désignant ses toiles les plus récentes.

LymphéctionMais c’est aussi – ou d’abord – le graphisme de la matière qu’elle a souhaité explorer. Aux origines de cette recherche qu’elle a entamée aux Beaux-Arts, il y a une dizaine d’années, elle s’est engagée sur deux pistes qui se rejoignent dans son travail. La première, c’est celle de comprendre comment on réagit face au vide et comment on le remplit : par des gestes, par de la présence, par des créations, de l’imperfection… L’autre approche, c’est celle de la matière et plus particulièrement le drap : une matière qu’elle s’applique à mettre en mouvement, à soumettre à toutes les expériences.

Elle la façonne et lui inflige toutes sortes de plis, mais aussi l’anime grâce à la couleur : pigments et rehauts d’acrylique soulignent les reliefs, lui apportent des nuances volcaniques, marines ou interstellaires…

Julia Chatelus manie une abstraction qui pourtant semble infiniment concrète, réelle. Mais elle s’adresse à nos sensations, à nos émotions et à nos questionnements les plus intimes.

« Ce qui me préoccupe, c’est de comprendre pourquoi les humains créent ; qu’est-ce que ça apporte ? qu’est-ce que ça met en mouvement ? pour quel mieux-être ? »

Une quête qu’elle poursuit aussi dans son autre activité, indépendante mais quand même liée à son travail d’artiste : l’art-thérapie (voir ci-dessous). Autrement dit, non contente d’exercer sa propre créativité, c’est sa façon d’inciter les autres à faire émerger la leur. De les mettre en mouvement à leur tour.Quantique

Exposition jusqu’au 2 juin dans les locaux d’Epicentre Cowork, 25, rue des Gras à Clermont-Ferrand. Merci à Cécile Quintin pour les photos des œuvres. 

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L’art-thérapie telle que l’exerce Julia, mais aussi la médecine chinoise ou les massages ayurvédiques, les fleurs de Bach et bien d’autres approches du bien-être seront à découvrir le 17 mai à Epicentre Cowork :

Journée de sensibilisation aux médecines douces et alternatives

Les interventions de praticiens alterneront avec des mini-ateliers autour des diverses compétences proposées : sophrologie, coaching, géobiologie, aromathérapie, art-thérapie, bol tibétains, massages…
Le samedi 17 mai à Epicentre Cowork, de 9 h 30 à 18 heures ; renseignements et inscription obligatoire par internet (dans quelques jours) sur Y-be ou par téléphone (Caroline / 06 61 59 51 79). PLACES LIMITÉES !

Tarif journée 8 € (6,5 € en tarif réduit – étudiants, chômeurs, RSA et coworkers) / demi-journée 6,5 € (4,5 € en tarif réduit).
Une formule déjeuner sera proposée à un tarif préférentiel.

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