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Coworkers, portrait de groupe

Aujourd’hui commence la Belle Semaine, deuxième édition ! Ce sera l’occasion de lancer Epicentre Média. On vous en dit plus jeudi, mais une des conséquences est que ce blog va changer d’allure. Plus vivant, collectif, multi-supports, il s’efforcera de refléter le bouillonnement qui agite de plus en plus notre Factory, grâce à ses quelques quatre-vingts coworkers et ses nombreux sympathisants, partenaires et autres passagers. En conclusion à notre série de portraits de coworkers et pour vous donner envie de nous rejoindre, voici un dernier portrait. Sur le mode collectif, bien sûr !

travailler-en-coworking-2En deux ans, une quinzaine de mes camarades coworkers se sont prêtés à ces rendez-vous et ont accepté de dévoiler leur parcours professionnel. J’ai essayé d’y déceler les motivations, les ressorts, la part de hasard, celle de l’héritage… Ces rencontres ont été d’une grande richesse et pleines de surprises. Les trajectoires sont très diverses, car dans notre cowork se rencontrent une multiplicité de profils, de générations, d’expériences, de situations.

Pourtant, avec le recul de ces quinze rencontres, j’ai perçu des constantes. Voici donc LE portrait DU coworker ou… les six qualités (ou défauts ?) qui vous mènent droit au coworking.

1. Des parcours incohérents ET cohérents

C’est très étonnant : presque chacune de ces rencontres a commencé par un aveu spontané : « ça va être compliqué parce que mon parcours est assez incohérent ». Cependant, à chaque fois, j’y ai trouvé au contraire une grande cohérence.

Paradoxe ? Pas si sûr. Ce que chacun de nous – je m’y inclus volontiers – regarde comme de l’inconséquence n’est qu’une propension exceptionnelle à changer de cap pour s’enrichir de nouvelles expériences et relever de nouveaux défis. Cela révèle une grande curiosité, une soif d’apprendre, une phobie de la routine et de l’ennui. La réussite matérielle ou sociale n’est pas le moteur, au contraire de quelques valeurs fortes qui apparaissent comme de solides fils rouges.

2. Des jobs sur-mesure

Le coworker est créatif : il n’hésite pas à inventer son métier en fonction de ses envies et de ses compétences. Il s’inspire de ce qui se fait et se pense autour de lui : adapter à la communication des méthodes de coaching, au coaching des idées du numérique, au numérique des pratiques de la culture et ainsi de suite… Être créatif, c’est aussi arriver à marier les genres : l’art avec l’industrie, le jeu vidéo avec l’audition, l’audiovisuel avec l’aéronautique, la carpe avec le lapin…

3. Même pas peur

L’optimisme est aussi un facteur qui vous fait courir des risques élevés d’arriver dans un espace de coworking. A l’heure où tout le monde craint pour son job et s’y cramponne avec ferveur, le coworker est spécialiste du saut dans le vide. Lâcher un poste d’ingénieur pour monter une start-up, vivre sur ses économies pour fonder son entreprise, tenter un business de niche ou s’attaquer à une montagne est aussi naturel pour lui que traverser la rue pour le commun des mortels. Il y va à fond, avec sérieux et conviction, avec compétence et détermination. C’est sans doute ce qui explique qu’il est convaincant.

4. De si belles personnes

Le corolaire, c’est l’importance de l’humain. Les coworkers disent tous que ce qu’ils apprécient dans notre espace commun, ce sont les rencontres, les échanges, la qualité des relations et le plaisir qu’ils y prennent. Ce sont des gens bienveillants, généreux et chaleureux, qui vous soutiennent quand ça ne va pas et qui vous applaudissent quand vous réussissez. Et de fait, une part importante de ces coworkers sont de nouveaux arrivants à Clermont-Ferrand et ils témoignent que notre tiers-lieu a été capital dans leur intégration à la ville : pas seulement un lieu de travail, mais aussi un endroit pour se faire des amis et un lieu-ressource formidable.

5. Electrons libres

Cela va de pair avec un goût évident de l’indépendance, une volonté d’assumer ses propres responsabilités. C’est pourquoi ils sont souvent free-lances, associés à de nombreux projets mais pas forcément sur du long terme. Dans le coworking, ils apprécient que chacun s’engage à la même hauteur qu’eux et placent la barre très haut professionnellement : ils sont indépendants parce qu’ils sont exigeants. Et en même temps, ils aiment œuvrer dans le concret : ils tiennent à leurs valeurs mais elles doivent se traduire par des actes, des applications pratiques de ces valeurs. Les discours ne leur suffisent pas.

6. Trop modestes

Toutes ces caractéristiques en font des personnalités attachantes, étonnantes et malgré tous ces points communs, extrêmement diverses. Ajoutons-y une grande modestie. Ces portraits ont souvent été nécessaires pour dévoiler que l’un avait été associé d’une grosse boîte de communication parisienne, que tel autre avait étudié dans une grande université néo-zélandaise, avait managé une équipe d’ingénieurs internationale ou animé du média-training sur des porte-avions pour les plus grandes armées du monde…

Si ces quelques lignes vous ont donné envie de nous rencontrer, (re)lisez ces quinze portraits… et rejoignez-nous !

Marie-Pierre Demarty

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Inventer son job, y aller à fond et le faire avec plaisir : le profil-type du coworker !

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