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Un samediX à Epicentre Factory

La nouvelle a été largement répandue dans Clermont : la billetterie pour les TEDx Clermont 2016 a affiché complet en 35 minutes. D’où l’idée de proposer des « Hors-Champs ». De même qu’à l’Ecole de commerce, Epicentre Factory, partenaire de l’événement, propose en ce samedi une retransmission en direct. Epicentre Média est présent pour vous faire vivre pas à pas cette journée particulière.

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Dès ce matin, les portes sont ouvertes. Pour un café, un croissant et surtout pour découvrir notre foyer des innovations sociales, c’est le moment de venir faire un premier petit tour. 3-participants-forum

11 h 30 : Innovation sociale –  Pas encore la foule, mais les innovateurs sociaux sont présents. Innovation sociale : c’est l’idée de répondre à un besoin de la société – éducation, environnement, insertion, solidarité… – mais y répondre, tant qu’à faire, par des solutions nouvelles et adaptées à notre époque. Ces entrepreneurs et organismes divers s’appellent Juste pour un Sourire, Make Sense, Auvergne Active, 6e Sens, Hexogone… Ils sont là pour vous parler de leurs projets !

img_073114 h 15 : ça commence ! – Après un petit quart d’heure de retard et quelques soucis de son, nous sommes maintenant reliés à l’opéra. Premières images : présentation de l’événement. Ici à Epicentre, nous ne sommes pas encore très nombreux. Mais voici la première conférencière. Nous voilà tous attentifs…

6-dessin-3d14 h 30 : Le plaisir de dessiner –  Pourquoi cessons-nous de dessiner quand nous sommes adultes ? Parce que le processus de l’observation-intériorisation-restitution devient trop complexe, se réduit à des codes et à des savoir-faire trop techniques. « Ce que nous avons à représenter est toujours plus grand que ce que la technique nous permet ». Comment représenter en 3D ? Anne Asensio, designer, ex-petite fille qui aimait tant dessiner, nous raconte comment elle a réalisé son rêve de retrouver le plaisir de dessiner par la mise au point d’un dispositif pour représenter en 3D. Démonstration en direct : par ses gestes élégants dans l’espace, elle nous entraîne dans son rêve. Un cheval apparaît sous nos yeux. Magie…

6-ecoute15 h : Des idées simples contre la  pollution –  Ecoute attentive de Leïla Drissi Kaïtouni. Voulons-nous laisser aux générations suivantes un monde de sacs en plastiques, de cyanure et autres pollutions se multipliant à l’infini ? Leïla s’est penchée sur le problème dans sa thèse : chercher une alternative aux produits toxiques en s’inspirant de la nature. Leïla recherche du côté des bactéries halophiles, des enzymes, de ces micro-organismes qui s’accommodent de milieux très pollués. Elle nous entraîne dans le monde complexe de la chimie organique, du 2-butoxyéthanol. Mais là n’est pas l’essentiel. Son message, c’est que la recherche au Maroc, parce que les moyens sont plus limités, permet de trouver des solutions plus simples. Et si elle réussissait ? Beau message d’espoir…

7-handicap15 h 15 : Dépasser son handicap, se dépasser – Adrien Chalmin, sportif de haut niveau, Auvergnat, arrive sur scène en fauteuil roulant. « Qui voyez-vous quand vous me voyez ? » demande-t-il. Il nous parle de son accident, de ses petites victoires de rééducation, de son envie de se dépasser qui l’a conduit au sport de haut niveau et du rugby-fauteuil. Violent, le rugby-fauteuil ? « On est déjà tétraplégique donc il ne peut rien nous arriver de plus », plaisante-t-il. Il nous parle aussi de son projet : utiliser ce sport accessible à tous pour sensibiliser au handicap. S’adresse aux écoles. Puis aux détenus, qui ont tant de points communs avec les handicapés : accident de la vie, perte, mauvaise image, nécessité de se réinsérer… Puis il s’attaque à la formation en entreprise : « Ma différence devenait une richesse pour la cohésion d’équipe. » Encore un beau défi… Depuis son accident, Adrien dit être toujours allé au-delà de lui-même, en sortant sans cesse de sa zone de confort, pour aller vers son bonheur. Son message : n’attendez pas d’avoir un accident pour en faire autant. Prenons note !

8-violoncelle15 h 30 : Musical – Anna Carla Maza, cubaine de Paris, nous offre un moment d’enchantement. Mélange d’énergie et de grande douceur ; chant et violoncelle. Nous invite à un voyage imaginaire et musical en Amérique latine.

problème : évacuer les déchets

15 h 45 : La Terre est un espace confiné – Nous découvrons Lucie Poulet, doctorante. Qui commence par évoquer ce moment où, en mission dans un dôme de confinement, son équipe simulait une expédition sur Mars. Avec une question complexe : comment évacuer les déchets de trois personnes sur un mois ? Métaphore de ce qui se passe sur Terre : notre planète n’est pas infinie, ses ressources sont limitées. Nous allons être contraints à faire autrement car, quoi qu’on en pense, nous vivons dans un espace confiné. Exemple : dans son expérience, Lucie avait droit à 8 minutes d’eau par semaine. Elle nous dit aussi comment, après quatre mois dans le dôme, le fait d’avoir manqué le printemps l’a perturbée. Les quatre piliers de la survie, nous apprend-elle, sont : le renouvellement de l’air, le recyclage des déchets, la production de nourriture et l’évacuation des déchets. Et elle nous l’annonce : le programme de recherche auquel elle participe élabore les techniques pour que ces processus puissent s’opérer en circuit fermé. Une intéressante leçon de vivre ensemble. A mettre en écho avec l’intervention de Leïla…

Charles et les arbres

16 h : Le temps selon les arbres – Charles Dupont, forestier en Auvergne, explore aussi la « forêt des idées ». Là, nous manquons le début pour un petit bug de retransmission, mais nous comprenons qu’il parle de l’arbre et de son échelle de temps bien différente de la nôtre. Apprentissage de l’humilité. Leçon de symbiose et de synergie dans l’écosystème de la forêt. « La forêt est une école de vie », nous apprend-il. Le but des arbres : aller toujours plus haut et capter la lumière. « Et moi, quel est mon but ? »  Il nous parle d’épanouissement, de construction de choses plus grandes et plus lointaines que lui-même. Et vous ?

10-lanceur-dalerte16 h 15 : Le douloureux parcours du lanceur d’alerte – Stéphanie Gibaud, lanceuse d’alerte. Elle nous raconte son expérience, dans une banque où elle a découvert une vaste organisation d’évasion fiscale. A la suite de quoi on lui reproche sa fatigue, son incompétence. Puis elle est déclassée. Puis un plan de licenciement dans lequel elle est incluse. L’inspection du travail, à qui elle s’est adressée, accepte tous ces licenciements sauf le sien. Dépression, puis licenciement… accepté par cette même inspection du travail. La suite du parcours est ubuesque. Les lanceurs d’alerte agissent dans l’intérêt général. Mais n’en sont ni récompensés, ni protégés. Malgré un statut officiel, mais qui n’a pas été respecté dans son cas. Nous devons tous être des lanceurs d’alerte. Question de vivre ensemble et de bon sens.

11-la-pause16 h 45 : La pause – Epicentre a prévu un chouette goûter. Nous ne sommes qu’une vingtaine – les conséquences du match ? du beau temps ? – mais cela nous permet de discuter, de faire connaissance, d’échanger nos impressions. Ici, contrairement au lieu « officiel », pas besoin que le speaker nous enjoigne de nous présenter à notre voisin d’écoute… Les uns et les autres se disent impressionnés par les expériences partagées dans cette première partie.

12-thomas-d17 h 15 : Musical, encore – Reprise en harmonie avec l’auteur-compositeur-interprète norvégien Thomas Dybdahl, d’abord à la guitare, puis au piano. L’image est un peu pixellisée et quelques coupures de la retransmission viennent perturber le micro-concert, Mais la musique est douce et claire. Aussi inspirant qu’un discours…

img_079717 h 30 : La vie de nos bactéries – Adrien Nivoliez nous apprend que les bactéries ne sont pas toujours malveillantes. Il est biologiste. Il nous raconte l’histoire de la flore intestinale, aujourd’hui renommée microbiote : des milliards de bactéries qui nous colonisent chacun, qui pèsent 2,5 kilos de notre corps et que la communauté scientifique considère comme un de nos organes. Oui, mais voilà : le microbiote a tendance à subir des dégradations, des disbioses. Ce chercheur travaille à faire que non seulement les maladies soient guéries, mais que le microbiote se restaure et évite les nouveaux déséquilibres. Ce qu’il nous raconte, c’est qu’on va vers une médecine beaucoup plus prédictive, préventive et personnalisée. Notre santé passe par une recherche d’équilibre.

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17 h 45 : Mind the gap – Florence Devouard est contributrice de Wikipédia depuis les débuts en 2002. Elle commence son intervention par le métro londonien et les liens bleus qui s’insèrent dans les 40 000 articles de l’encyclopédie collaborative. Elle nous entraine du « Mind the gap » londonien au petit lapin du métro parisien ; dans la généalogie de Donald Duck ou dans les toilettes japonaises. De là sur la grande question du PQ : dessus ou dessous ?… Où veut-elle en venir ? Tous les articles proviennent des pays riches. Plus de la moitié des articles ont été écrits par des contributeurs venant de cinq pays. Nous y voilà : « Mind the gap ! ». Le « gap », le fossé, n’est plus le petit écart entre le métro et le quai, mais la pauvreté, l’analphabétisme, l’accès à internet par le téléphone plutôt que par un ordinateur. Et encore, les obligations éditoriales imposées par Wikipédia, qui exigent par exemple de citer des sources écrites. 75% des articles sur la France sont écrits par des Français. 18 % des articles sur l’Afrique sont écrits par des Africains. Autre fossé : seulement 18 % des articles sont écrits par des femmes. 16 % des biographies portent sur des femmes. « Si on croise les deux fossés, on se retrouve face à un abysse », prévient Florence. Wikipédia se présente comme une plateforme ouverte et représentant l’intégralité du savoir humain. Mais en réalité, Wikipédia amplifie les déséquilibres. Vertigineux ! Florence agit sur cette situation. Elle nous présente ses projets. Inspirant !

13-musique16-musique15-musique14-musique18 h 15 : Le recyclage comme art de jouer – Nicolas Bras nous parle de la boîte de conserve et de son utilisation dans la fabrication des instruments de musique. Il nous fait un tour du monde des instruments de la bricole. Petite leçon sur les aérophones, cordophones, membranophones et idiophones. Idiophone qui veut dire « son de soi-même ». Il nous parle en même temps de boîtes de salade de fruit, de pilchard ou de confit. De gonflage de boîte, de ressort, de vibrations, de harpes et de cymbalum. Le tout avec force démonstrations, virtuosité et beaucoup d’humour. Incroyablement ingénieux…

18-bfm 18-libe 18-monde-diplo 18-rfi18 h 45 : Soyons exigeants avec nos médias – Pourquoi les Français n’ont pas confiance dans leurs journalistes ? D’après ces derniers, ce n’est pas parce qu’ils sont mauvais mais à cause de pressions extérieures :actionnaires et annonceurs, course à l’audience, concentration… Mais l’important, c’est ce qu’on fait des contraintes. Rigueur, amour du travail bien fait, exigence sont-ils respectés par les journalistes ? Le journaliste Yann Guégan s’intéresse au data journalisme pour travailler sur le journalisme lui-même. Etude des clichés et expressions toutes faites par exemple. Il a également travaillé sur les pays qui intéressent le plus un média, en réalisant de belles anamorphoses (cf. illustrations ci-dessus). Il a aussi travaillé sur les infos bidons et la façon dont elles sont reprises. Résultats étonnants ! Conclusion : les journalistes ne sont pas toujours à la hauteur. Conclusion de la conclusion : il suffit parfois d’un message ou d’un tweet pour titiller leur professionnalisme. Donc : à nous tous d’être exigeants avec nos journalistes.

19-finance19 h 05 : Les nuisances de la finance – Coûteux, inutile, dangereux, immoral. C’est ainsi que Jérôme Cazes qualifie la banque et la finance internationale, soit la plus grande activité privée sur la planète. Une lumineuse et simple leçon d’économie, sur un sujet complexe… mais pas tant que ça. Il nous démontre comment les élites financières se sont débrouillées pour laisser croire qu’elles étaient indispensables. Dommage qu’on les ait écoutées. Cela a donné la crise des subprimes. Les financiers, affirme-t-il, sont avides, incompétents, irresponsables. Il appelle à une transition financière sur le même modèle d’urgence que la transition écologique. La solution, c’est d’abord de redonner aux banques leur rôle originel en en faisant sortir la finance. Et pour nous donner une dose d’optimisme, il nous invite… à revoir « La vie est belle » de Franck Capra. Un modèle de ce que doit être une bonne banque.

19-conclusion19 h 25 : La conclusion – A l’opéra, le camarade Raphaël nous fait un live Facebook, révèle les coulisses du Tedx et accomplit la prouesse de réaliser une synthèse de l’après-midi en faisant rire l’assistance. A Epicentre, nous, on est déjà à la bière…

19 h 35 : fin de journée. Et fin de cet article. Les Tedx nous donnent rendez-vous l’an prochain. Nous y serons !

Réalisé en direct par Marie-Pierre pour Epicentre Média

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