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« L’appel d’offres de l’extrême » : le film qui va vous faire adorer le coworking

Un jeudi presque ordinaire à Épicentre. Deux héroïnes : Laëtitia et Marie-Pierre, autoentrepreneurs. Leur défi : boucler en une journée leur réponse à un appel d’offres publié sur le site des marchés publics, avec à la clef une dizaine de formations annuelles pour des demandeurs d’emploi dans le domaine de la culture. A priori, trop gros pour elles. Leur atout : elles ne sont pas seules, car elles travaillent en coworking. Parviendront-elles à déjouer tous les pièges de l’Administration ? Attention : comme dans tous les films d’action, le scénario comporte de nombreux rebondissements et un dénouement époustouflant. Ne pas spoiler !

Plantons le décor. A l’origine, Laëtitia avait été sollicitée par un partenaire lyonnais pour cet appel d’offres. Mais pour des raisons indépendantes de sa volonté, il se retire au dernier moment. Laisser tomber ? La deadline, c’est vendredi midi. On est mardi. Marie-Pierre, complice de coworking, accepte de relever le défi avec elle. L’équipe est formée. Chacune consacre ce qu’elle peut du mercredi à remplir ce qu’elle peut du dossier. Jeudi matin, elles se retrouvent à Epicentre pour finaliser leur réponse. Elles se sont aussi assurées qu’Epicentre Cowork pouvait assurer le portage du dossier, via la branche Epicentre Conseil, encore à l’état d’embryon expérimental (promis, on vous en reparle ici même dès que ça aura pris forme). Etant toutes deux autoentrepreneurs, elles n’auraient pas pu candidater sur ce marché. C’est déjà chouette d’avoir la « machine » Epicentre pour ça. Et voici comment elles ont vécu la journée :

9 h

Un bon café, nos deux ordis, une table au Comptoir. C’est parti… Nous balayons le dossier pour compléter ce qui manque.

9 h 45

Céline, qui tenait l’accueil à cette période, nous trouve en un clin d’œil les quelques informations administratives sur Epicentre que nous aurions perdu bien plus de temps à trouver par nous-mêmes.

11 h

Nous arrivons à la question la plus tordue du dossier, qui vise à vérifier notre connaissance de l’écosystème de la culture. Sur certains domaines comme le cinéma ou la musique enregistrée, nous aurions bien besoin d’un conseil. Pas de problème : à Epicentre, il y a toujours un spécialiste de la question qui vous tarabuste. En l’occurrence, c’est Romain. Il se fait un plaisir de suggérer quelques compléments à notre argumentaire.

11 h 30

Nous avons bouclé le formulaire. Allons voir sur le site internet des marchés publics, où on nous promet une procédure simplifiée… Nous déchantons vite : on nous propose un test de compatibilité, qui affiche tout en rouge aussi bien sur le PC de l’une que sur le Mac de l’autre. La rubrique d’aide nous parle à peu près en chinois. Toutes seules, nous nous serions résolues à entreprendre un aller-retour à Lyon rien que pour déposer le dossier : comment perdre bêtement une journée et le prix d’un plein d’essence. A Epicentre, il y a Bas et Manu, qui successivement et toutes affaires cessantes se penchent sur la question. Leurs soupirs agacés nous font comprendre que la partie n’est pas gagnée. Vive la simplification administrative ! Mais nos amis sont des acharnés qui peuvent triompher des questions numériques les plus tordues, quitte à y passer le temps qu’il faudra…

15 h

Le dossier est quasi-prêt à l’envoi, mais il nous reste une dernière épreuve : réaliser un pitch vidéo. Le texte, on s’en charge. Pour le pitch, l’une (Marie-Pierre) s’appuie sur les conseils de l’autre (Laëtitia) : vous saurez comment en visionnant la vidéo ci-dessus. Pour la technique, c’est moins notre truc. Mobilisation des forces en présence : Fanny, photographe, nous prête et nous installe un fond blanc et un pied pour installer la caméra. Julia, pro des réseaux sociaux, va nous filmer. Jérôme se chargera du « nettoyage » et de la mise en ligne.

16 h

Nous sommes prêtes à pitcher. Mais le Comptoir grouille de monde comme rarement et ça ne promet rien de bon pour la qualité sonore du film. Mais ici, tout le monde est solidaire et accepte avec compréhension de faire silence ou une pause clope, le temps du tournage. C’est parti pour l’enregistrement !

17 h 30

Yapluqua. Retour vers Manu pour l’envoi électronique du tout. Ça tombe bien, en plus d’être supergeek, il est aussi le président de la SCIC. Scrupuleusement, il parcourt le doc qu’il doit signer, en améliore même la mise en page.

18 h

Manu appuie sur « Enter » et reçoit l’accusé de réception. Les dés sont jetés. Nous adressons un grand merci à la communauté et nous en faisons la promesse : si nous remportons cet important appel d’offres, nous débouchons le champagne !

Épilogue

Ce jeudi de dingue s’est déroulé début février. Nous étions censées recevoir la réponse la semaine suivante. Mais les choses ont un peu traîné… semble-t-il à cause de nous. Parce qu’il manquait quelques pièces à notre dossier, dont une qui nous a demandé de faire un autre dossier – pour l’obtention d’un agrément formation professionnelle. Et que… notre réponse, pour avoir été construite en un temps record, n’en était pas moins la plus appropriée aux attentes du commanditaire. Celui-ci a donc fait preuve de patience et de compréhension, nous a laissé le temps nécessaire, s’est réuni à nouveau pour délibérer. Et nous a attribué ce marché, qui va nous mener à animer des formations dans toute la région. Potentiellement pendant quatre ans. La réponse définitive est tombée il y a une semaine.

Et vendredi, comme il se doit, nous avons fait sauter les bouchons de champagne. Parce que le coup de main général des coworkers le valait bien !

Champagne promis, champagne dû !

Promesse tenue : nous avons fêté ce succès avec les camarades d’Épicentre. Parce que le coworking sert aussi à partager les succès !

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