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Un logo, un nom, une histoire#3 : du Neuf et des cabanes

Hervé Roche a quitté la fonction publique territoriale fin 2016 pour se consacrer, à partir d’Epicentre, à deux activités radicalement différentes. Il nous raconte cette double aventure… et nous présente sa cabane.

Epicentre Média : En bon coworker, tu as plusieurs activités professionnelles ?

Hervé Roche : J’ai un cabinet de conseil spécialisé dans la stratégie sur le développement économique et l’innovation pour les collectivités locales et pour les entreprises, avec aussi un volet relations publiques pour ces dernières. Et par ailleurs, la société Moose, spécialisée dans la conception et l’édition de cabanes en bois pour les enfants.

E.M. : Donc deux activités très différentes. Peux-tu nous expliquer quelle est leur histoire ?

H.R. : J’ai été fonctionnaire territorial pendant vingt ans. Parallèlement, j’ai dessiné puis construit ma maison de campagne dans les Combrailles et j’ai adoré ça. Du coup, j’ai eu envie de continuer. Je n’imaginais pas devenir architecte, puisqu’il faut des diplômes pour ça. D’où l’idée de fabriquer des cabanes. Ce projet est le fruit d’une longue maturation : j’ai bouquiné, je me suis renseigné, j’ai pris du temps… Puis j’en ai parlé à un copain qui allait devenir mon associé et c’est là que le projet a pris de la consistance. La société est née début 2015. On a fait un prototype, un site internet, une conférence de presse… Puis nous avons été happés par nos autres activités professionnelles et le projet a un peu piétiné.

Ces dernières années, je travaillais au Conseil régional, comme directeur de cabinet du Président, puis comme responsable du syndicat mixte de l’aéroport. Ayant arrêté en décembre 2016, j’ai fait le choix de devenir indépendant, parce que cela me tentait depuis longtemps mais aussi pour pouvoir me rémunérer tout en dégageant du temps pour Moose… projet sur lequel je ne pouvais pas espérer gagner ma vie. Du coup, j’ai créé mon activité début 2017 pour mettre en valeur mon savoir-faire. C’est une entreprise individuelle, qui s’appelle 9 Cabinet-Conseil. Je suis encore en démarrage d’activité mais j’ai commencé avec Clermont Auvergne Métropole comme client : c’est un bon début !

Logo 9 Cabinet Conseil

Pour son activité de conseil : un logo discret, fait maison et peu utilisé…

E.C. : « 9 Cabinet-Conseil », pourquoi ce nom ?

H.R. : Je voulais un nom qui me ressemble mais qui ne soit pas classiquement « HR Consulting ». J’aime bien le chiffre 9, qui représente quelque chose d’abouti. Et je suis né le 09.09.1969. De plus, il y a l’idée de « regard neuf » qui me plaît bien par rapport à ce que je propose : j’ai une approche « design » dans la méthode d’innovation ; j’y ai été sensibilisé lors d’une formation à Strasbourg et à Montréal et je trouve que la pensée design mérite d’être développée, notamment par les collectivités. Elle permet d’identifier des besoins, d’être en phase avec les populations, d’expérimenter…

E.C. : Et le logo associé ?

H.R. : C’est un 9 dans un cercle bleu qui représente une boule de billard. Je l’ai fait moi-même. Mais je l’utilise peu pour communiquer…

…et pour Moose : une belle tête d’élan dessinée par le graphiste Thomas Giraud, dit Super-Serge.

E.C. : Pour le coup, Moose est un domaine totalement différent…

H.R. : Il y a quand même un lien, justement par cette approche design. Même si pour les cabanes, c’est un design de produit. Je n’ai aucune formation dans ce domaine mais cela me plaît beaucoup.

E.C. : Alors revenons-en à l’histoire de Moose : peux-tu nous décrypter le nom et le logo de l’entreprise ?

H.R. : Moose est le nom anglais de l’élan, du caribou, de l’orignal. J’avais envie d’un lien avec la nature, plutôt avec le monde animal, mais un animal que l’on imagine d’emblée dans son environnement naturel. Et je trouve que l’orignal est un animal super-chouette. Le choix de l’anglais, c’est pour le voyage : j’aime bien voyager et ça permettait de rêver tout de suite une diffusion internationale. Et puis il fallait que ce soit facile à prononcer : j’avais pensé à Squirrel mais c’est compliqué pour des francophones et ne parlons pas d’« écureuil » pour des anglophones !

Tout naturellement, le logo représente une tête d’élan. J’avais dessiné la première idée mais nous avons ensuite travaillé avec un graphiste, Thomas Giraud dit « Super Serge ». Il a réalisé aussi notre charte graphique et notre site internet et continue à travailler avec nous. Je l’ai choisi parce qu’on me l’a présenté. Nous avons commencé à travailler ensemble et nous nous sommes bien entendus. Il pose les bonnes questions, il a bien compris le projet, il a une grande rigueur dans son travail.

Quant à notre slogan : « Fabricants d’imaginaire », il raconte la fascination des enfants pour les cabanes. Ce sont beaucoup plus que des cabanes. C’est le réceptacle de tout ce qu’on veut y mettre ou y devenir : chevalier, princesse… Quand les enfants voient nos cabanes, ils ont les yeux qui s’illuminent, puis ils s’engouffrent dedans… et n’en ressortent plus !

Une cabane Moose pour Epicentre ! Cette semaine, Hervé et Albane s’emploient à la monter et à la peindre. Puis elle trouvera sa place dans notre coin-salon.

E.C. : Donc depuis le début de cette année, tu as « relancé la machine ». Où en est Moose aujourd’hui ?

H.R. : Initialement nous avions visé une clientèle de particuliers – des parents qui voudraient une belle cabane durable, qui ont des moyens et sont sensibles au discours écologique. Mais on s’est rendu compte que ce n’est pas suffisant. Tout en conservant cette cible, nous nous relançons sur d’autres marchés, comme les hébergements touristiques, gîtes ou hôtels, des établissements recevant un public d’enfants ou encore des événements où nos cabanes seront installées en location et où elles auront une visibilité. Nous allons ainsi aménager un espace enfants pour la Volcanic Experience à Volvic. Nous lançons aussi une communication auprès de la presse nationale. Et nous participons à des salons, en France et dans les pays proches, comme le salon du jouet à Nuremberg.

Dans l’équipe, nous sommes deux associés, mais c’est surtout moi qui porte le projet, Antoine étant aujourd’hui plus loin et occupé professionnellement. Mais nous travaillons aussi avec des collaborateurs : un menuisier à Gannat avec qui nous avons conçu le prototype  ; un autre vers Saint-Pardoux qui a les capacités pour produire des séries et l’ESAT du Brézet qui fabrique les cabanes d’intérieur. Nous avons aussi des complicités avec des designers ou encore des entreprises comme Forêt, qui fabrique du mobilier en bois. En communication, nous travaillons aussi avec Samy (coworker qui propose de l’imagerie 3D avec Arkima, NDLR) : il va nous faire les visuels des cabanes sur le site internet.

Enfin, pour nous donner les moyens de développer l’entreprise, j’accueille Albane, étudiante en Master à l’Ecole Universitaire de Management de Clermont, en stage pour six mois. Elle a une mission polyvalente, entre stratégie et développement commercial, avec toute possibilité de proposer des idées ou de participer à d’autres tâches. Y compris proposer des couleurs ou passer du vernis sur les cabanes !

Propos recueillis par Marie-Pierre pour Epicentre Média

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