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Un logo, un nom, une histoire #4 : faire décoller des projets avec le mécénat

Pendant plus de 5 ans, Marie Manson s’est occupée de la collecte de fonds pour l’Abbaye aux Dames, la cité musicale de Saintes. Mais quand son ancienne école, l’ESC de Clermont, l’a sollicitée pour une mission, elle en a profité pour créer Mecen’Up et revenir s’installer en Auvergne. 

Epicentre Média : Mecen’Up, c’est un cabinet de conseil en mécénat. En quoi ça consiste exactement ? 

Marie Manson : Je propose du conseil et de l’accompagnement aux porteurs de projet et aux entreprises sur la mise en place d’une stratégie de mécénat. Pour rappel, le mécénat est un don formulé sans contrepartie directe par une personne physique ou morale à une structure ou des activités d’intérêt général, c’est à dire sans but lucratif et non limitée à un cercle restreint de personnes. Ce sont donc principalement des associations de loi 1901. Je peux agir à court terme, par exemple en réalisant un diagnostic des actions de mécénat qui ont été menées jusqu’alors par une structure. Dans ce cas, je fais un bilan et je dresse une liste de recommandations sur les actions à mettre en oeuvre. Sur le long terme, je travaille avec des structures qui ont déjà développé du mécénat mais de manière spontanée. Quand les mécènes deviennent plus nombreux, il faut organiser un peu tout ça et c’est là que j’interviens. Avec d’autres clients, tout est à faire : il faut convaincre de l’intérêt du mécénat, mettre en place une stratégie et les accompagner dans la phase opérationnelle.

E.M. : Qu’est-ce qui ta donné envie de choisir cette voie ?

M.M. : Au collège, j’ai fait un stage à l’Opéra de Lyon et depuis cette époque là, j’ai toujours eu envie d’aider les artistes. Mes études à l’ESC de Clermont et mon cursus au conservatoire en flûte traversière m’ont permis de faire le lien entre le monde artistique et le monde économique. Le mécénat, c’est le résultat de tout ça, finalement. J’adore voir ce qui se crée entre ces deux mondes. J’aime le contact avec les autres, le relationnel et ce qui me plaît, c’est de rencontrer des porteurs de projets passionnés qui sont prêts à prendre des risques. Je suis convaincue de l’intérêt du mécénat, mais pour que ça marche il faut au moins trois ingrédients : la confiance, la préparation et le temps.

E. M. : Comment as-tu choisi le nom de ton entreprise ?

M.M. : Bien entendu, dans Mecen’Up on retrouve mon coeur de métier : le mécénat. Le « Up », ça renvoie à la notion de développement, de dynamisme, l’idée de faire grandir ou décoller des projets. Je voulais faire passer l’idée d’une vision à long terme parce que pour moi, le mécénat, ça va bien au delà d’un « one shot ». C’est de la co-construction. Il faut que toutes les parties prenantes trouvent un sens au projet. Mon but, c’est de construire les choses pour qu’elles durent sur le long terme. Et bien souvent, elles finissent par créer un poste en interne pour gérer la collecte de fonds.

E.M. : Comment as-tu construit ton logo et que signifie-t-il ?

M.M. : J’ai commencé par le faire toute seule, sur Word, mais ce n’était pas très joli… Du coup, j’ai travaillé avec une graphiste indépendante, Estelle Deniard. La double flèche à plusieurs significations : elle évoque le fait d’aller droit au but, d’être direct, efficace, de mettre en place la bonne stratégie. La courbe, c’est l’idée que les porteurs de projet doivent investir dans un premier temps – notamment en travaillant avec moi – pour en retirer beaucoup plus après. Beaucoup d’entre eux n’ont pas les moyens d’avoir quelqu’un à leur côté pour travailler sur ce sujet. Mais c’est ce qui leur permettra d’être indépendants sur le long terme ! La courbe, c’est aussi le rond de la clé de sol. C’est une référence au secteur de la musique avec lequel je travaille beaucoup mais pour moi, cette clé évoque aussi le début d’une histoire, comme le début d’une partition. Et puis même si c’est plus anecdotique, le M majuscule renvoie à mes initiales.

Propos recueillis par Laëtitia pour Epicentre Média

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