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La Belle Semaine de Cédric : sous le signe du plaisir à travailler et entreprendre

Fin septembre, nous avons vécu à Epicentre notre troisième Belle Semaine. Mais certains l’ont vécu plus intensément que d’autres. Comme Cédric, qui avait réservé toute sa semaine pour en profiter. Cédric Debacq, styliste d’entreprise qui vit près de Moulins, est coworker occasionnel. Epicentre Média l’a invité à raconter ces quelques jours en immersion.

Lundi : un calme religieux ?

Bas Dekker et Christopher Schoch pour le premier Episcope : de Saint Benoît à Épicentre Factory.

Ma Belle Semaine démarre le lundi 18 septembre, aux alentours de midi. Un sentiment un peu bizarre pour moi qui était tout excité de commencer. Il régnait un calme intrigant. Pourquoi ?

Premièrement, il faut savoir qu’une grande majorité de boutiques sont fermées le lundi à Clermont. Ce qui explique en partie ce calme. Ensuite, je m’attendais à ce que tous les coworkers soient installés en bas, afin de recevoir des visiteurs, voire même des porteurs de projets, mais non. Rien de cela. Juste quelques coworkers de passage qui travaillaient paisiblement et dans le fond, Coach d’Auvergne qui proposait de l’accompagnement ou de la découverte du coaching.

J’avoue que cela m’a surpris. Mais bon, je connais Épicentre, je reste confiant pour le reste de la journée et pour la semaine qui m’attend. La journée se passe et on approche progressivement 18 heures.

L’heure du premier Épiscope animé par Bas Dekker, une causerie qui a pour thème : Que peut nous apprendre le fonctionnement des monastères bénédictins ou cisterciens sur la façon d’organiser un tiers-lieu ou une entreprise ? Étant curieux de nature, je me suis dit : « Je peux apprendre des choses et puis, soyons solidaire pour Bas ; je me dois d’être présent ».

J’ai bien fait. Un sujet ultra-intéressant, ouvert, pas du tout centré sur la religion, mais bien sur un mode de fonctionnement qui peut tout à fait s’adapter dans les organisations d’aujourd’hui. J’avoue qu’à la sortie de cet atelier, je me suis dit : « Je serais bien intéressé par l’expérience de quelques jours dans un monastère… »

Mardi : une pointe de Folie

J’ai bien fait de garder la confiance que j’ai envers Épicentre car le mardi, la Belle Semaine commençait à devenir pétillante, avec une légère pointe de magie et de folie.

Tout d’abord, perchés dans la Mezzanine, les porteurs de projet de CoCoShaker se sont rassemblés pour jouer ensemble avec le célèbre jeu Lego et pendant ce temps, Épicentre vivait son rythme de croisière entre les coworkers résidents qui faisaient des allers-retours entre le coin café et l’espace du haut et les coworkers nomades comme moi, un peu plus présents dans l’espace du Comptoir.

À midi aurait dû avoir lieu un déjeuner porteurs de projets avec CoCoShaker, que je n’ai pas vus. Ils étaient sûrement trop impliqués à jouer ensemble ; ils ont peut-être oublié de s’arrêter pour déjeuner…

Cependant, à 18 heures, c’était l’effervescence, avec trois événements en même temps. A la Mezzanine se tenait une réunion entre designers et MakeSense. Le sous-sol était envahi par la Magik Factory et le rez-de-chaussée était occupé par mon atelier des Foliweb sur le thème Comment trouver le nom de son entreprise et développer son identité de marque ?, qui devait recevoir une vingtaine de personnes, dont seulement six ont fait le déplacement.

Mercredi : un concept innovant dans une rue créative

Le troisième jour était sous le signe de l’innovation, avec la découverte du projet de JD (Jean-David Olekhnovitch), un Startup Builder, qui a occupé les participants une bonne partie de l’après-midi ; il y a eu des petites conférences, puis des ateliers dans la Mezza pour faire évoluer des concepts au sein du Startup Builder.

Cette journée a été aussi l’occasion pour Épicentre de faire son assemblée générale, pour faire le point sur l’année et nous parler des différents projets en cours, dont la Rue Créative qui a l’air d’être un chouette projet.

Jeudi : oser le plaisir au travail

« Osons le plaisir au travail » était le thème de la deuxième édition du LivingOrgs Day, organisé durant cette Belle Semaine.

Plus de 65 personnes issues d’entreprises différentes comme Michelin, la Caisse d’Epargne, Atos et bien d’autres sont venus intervenir ou participer dans les tables rondes et ateliers, pour échanger toute la journée autour de deux questions.

Le matin, le thème proposé était : « Comment contribuer à l’épanouissement de chacun grâce à l’entreprise ? ». Pour le premier atelier, le public était invité à proposer des sujets en rapport avec la table ronde, puis à trouver des solutions, en petits groupes de 2 à 8 personnes. Après 35 minutes de débat, chaque équipe est revenue présenter à l’assemblée ce sur quoi elle avait réfléchi.

Voici ce que l’on pouvait en retenir :

  • Ouverture du cœur.
  • Être acteur de sa vie, oser la co-création, la co-initiative.
  • L’entreprise, les salariés : prendre le temps de se remettre en question même en cas de difficulté financière.
  • Osez imaginer de manière collective.
  • Pour les TPE, oser le collectif, l’inter-TPE.
  • Oser ralentir, prendre plus de temps, essayer de nouvelles solutions, ne pas oublier l’humain.
  • Création d’espace communautaire inter-entreprises.

Cependant, une question restait en suspens : que faisons-nous pour changer l’organisation, le mode managérial ? C’est ce à quoi nous invitait la deuxième partie de la journée, en posant la question : « Comment créer l’épanouissement du collectif dans l’entreprise ? ». Après la pause déjeuner, nous avons commencé par une deuxième table ronde pour répondre à la même question que le matin, mais d’un point de vue plus collectif.

À la suite de cette deuxième table ronde, de nouvelles questions ont été posées et de nouvelles équipes se sont formées pour trouver des solutions. Voici ce que l’on pouvait en retenir :

  • Former des groupes sans se poser de question, sans chercher de méthode, laisser émerger naturellement des espaces informels, avec des nouveaux métiers.
  • Lâcher prise sur les contraintes.
  • Oser libérer les initiatives pour exploiter toutes les ressources et les solutions.
  • Aller vers de nouvelles orientations et mettre en valeur les compétences douces (empathie, intention, coopération).
  • Briser les barrières.
  • Remettre l’humain à sa place,
  • Être agile et s’adapter au monde mobile d’aujourd’hui.
  • Créer un nouveau cadre sécurisant.

Mais dans le fond, c’est quoi un travail qui a du sens ?

Deuxième table ronde : Brigitte Nivet, chercheur à l’ESC, Catherine Boisgard, DRH de l’association hospitalière Sainte-Marie, Karin Bot (Michelin) et Clément Neyrial (CN Industrie).

Vendredi : hypnotique, connecté, savoureux

J’ai testé l’hypnose de rue…

Ce vendredi a commencé avec le Damier Connect, où adhérents et porteurs de projets se sont rencontrés en mode « speed business meeting » afin de créer des connexions, voire créer des opportunités.

Durant toute cette semaine, il était possible également de se prêter au jeu de l’hypnose de rue avec Érik Langevin. Pour ma part, j’ai vécu cette expérience vendredi et je suis très heureux de l’avoir vécue. Le principe de l’hypnose de rue, c’est de stimuler l’imagination et cela n’a rien d’avoir avec l’hypnose de spectacle.

La journée s’est terminée avec une projection au cinéma Les Ambiances à l’occasion de la semaine du goût, suivi d’une dégustation de Saint-Nectaire.

Samedi : vide-dressing et after pour la clôture

Histoire de bien finir cette Belle Semaine, Epicentre s’est transformé en un espace de vide-dressing pour le plaisir des coworkeuses, qui se sont amusées à jouer à la marchande.

La journée s’est terminée par la soirée de clôture, autour d’un bon verre de vin d’Auvergne et un bon saucisson.

Mon bilan de Belle Semaine

Pour moi cette Belle Semaine a été une réussite. Tant en rencontres, échanges et opportunités. Oui, il est possible de saisir des opportunités durant cette Belle Semaine et je conseille fortement à tous les coworkers nomades ou résidents d’en profiter pour se montrer davantage.

J’ai conscience qu’organiser une telle semaine demande beaucoup d’énergie et de préparation et j’ai beaucoup de gratitude pour tous ceux qui ont contribué à  son organisation. Cependant, j’avoue que j’aurais aimé plus d’implication de la part des coworkers résidents et nomades. Il y a sûrement des choses à améliorer pour l’année prochaine, pour une meilleure visibilité durant toute cette semaine. Et pourquoi ne pas imaginer un partenariat avec d’autres acteurs que l’écosystème clermontois ?

Nous avons la chance d’avoir un lieu de vie comme Epicentre Factory, pour nous permettre d’exercer librement nos activités d’entrepreneur(e)s ; à nous de faire en sorte que ce lieu de vie perdure dans le temps et qu’il nous aide à réussir et à pérenniser nos business.

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