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Les nouvelles de la SCIC : comment la ruche Epicentre s’apprête à essaimer

Depuis presqu’un an maintenant, Epicentre Cowork est passé d’un statut associatif à celui d’une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC). Toute partie prenante du projet – individu, entreprise, association et même collectivité – peut en devenir associé. Le tout est piloté par quelques personnes (président, directrice générale, salarié), supervisées par un conseil d’administration élu. Celui-ci, après chacune de ses réunions, vous informera désormais de ce dont il discute. Mardi dernier, nous nous sommes concentrés sur la question de l’essaimage.

Comme une colonie d’abeilles qui se démultiplie et a besoin d’envoyer vers une nouvelle ruche une partie de sa communauté, Epicentre se développe et est amené à devenir multiple.

Les raisons, elles aussi, sont plurielles : procurer des espaces à ceux qui ont besoin de locaux spécifiques, accueillir des coworkers toujours plus nombreux, répondre à de nouvelles demandes, participer à l’animation du territoire qui nous est cher, créer des liens avec des écosystèmes voisins géographiquement et philosophiquement, se préparer à faire face à une éventuelle concurrence. Et pour être complet, assouvir notre soif permanente d’imaginer des projets, de construire l’avenir, de se lancer des défis à la hauteur de notre créativité…

Dès la création de la SCIC, nous avions envisagé quatre cas de figure différents pour la création de nouveaux espaces : ils pourraient naître de la nécessité de nous étendre dans l’environnement le plus proche, du montage d’un projet de toute pièce à notre initiative, de la demande d’un partenaire privé disposant d’un espace à « franchiser », ou de la demande d’une collectivité souhaitant dynamiser sa vie économique.

Aujourd’hui, nous sommes en situation d’expérimenter ces quatre modèles, à des échéances plus ou moins proches. Une aubaine qui va demander des moyens, de l’énergie, de l’enthousiasme et une vigilance sur les priorités à poser. D’autant plus qu’il n’est pas question, dans le même temps, de négliger l’activité de la ruche-mère.

Nous vous les présentons ici tour à tour.

1- Le quartier comme on l’aime

Rue saint-Dominique : projet d'essaimage d'Epicentre

La Rue créative : un projet pour faire grandir Épicentre dans le quartier proche.

C’est à la fois le plus ancien et le plus avancé des projets d’essaimage : la Rue créative. Pour celui-là, nous ne partons pas bien loin. Il s’agit d’étendre notre présence dans le quartier proche. Pour nous, c’est une façon de désengorger la Factory, de répondre à des besoins spécifiques de coworkers ou de futurs coworkers et de contribuer à redonner une dynamique au quartier, à faire peu à peu disparaître la tristesse des boutiques et locaux vacants.

Nous avons ainsi repéré un beau local rue Lamartine, qui pourrait héberger un pôle coworking-et-fabrique, en y plaçant à la fois l’atelier collaboratif de la Magik Factory, qui se trouve à l’étroit dans la cave d’Epicentre, ainsi que des bureaux où se côtoieraient des activités de type architectes et designers, usagers des mêmes outils que la Magik team.

Comme le sujet est un peu complexe en termes de projet immobilier, une préfiguration pourrait dans l’immédiat se profiler avec un local plus petit, actuellement à louer dans la rue Saint-Dominique. Conséquence : on libère la cave pour en faire un espace de détente, réunion, travail collectif, etc. et on fait de la place pour accueillir des amis qui frappent à la porte.

Et à terme ? C’est toute la rue qui revit, tout le quartier qui en profite : parmi les projets qui germent chez les coworkers, il y en a qui ont besoin de bureaux pour loger toute une équipe, de boutiques pour mettre leurs productions en vitrine, de studios pour réaliser vidéo ou photo sans bousculer tout le Comptoir, etc. Leur trouver des locaux dans le quartier, c’est l’assurance de les garder dans l’écosystème avec toutes les interactions que nous connaissons. Et renforcer nos liens avec les commerçants locaux, dans ce quartier où il fait si bon vivre.

2- La Haute-Loire en side-car

En projet : une association avec PobRun pour un Epicentre 2 à Brioude.

Un espace déjà tout prêt à accueillir sa communauté à Brioude.

Cas de figure bien différent : nous implantons la petite ampoule rouge d’Epicentre à 70 km de son lieu de naissance. L’opportunité nous en est donnée par la demande de Pierre-Olivier Bonnet, un entrepreneur de Brioude avec qui nous entretenons de bonnes relations et des échanges de bons procédés depuis déjà longtemps. Pierre-Olivier Bonnet a conçu son nouveau local industriel en y incluant des espaces à partager : coworking, atelier, lieu de stockage. Il aime tellement Epicentre qu’il veut en avoir un dans son environnement !

Pour cela, il a besoin de nous. Pas seulement pour l’autorisation d’accrocher une enseigne, mais pour profiter de notre expérience et de notre savoir-faire en termes d’outils de gestion et de communication, de développement d’une communauté, de création d’un écosystème favorable, etc. Intérêt supplémentaire de part et d’autre : créer des liens qui permettent à des coworkers nomades de naviguer d’un cowork à l’autre, avec les mêmes process, voire le même abonnement, et élargir le champ des possibles et des rencontres. Pour nous, ce serait aussi le moyen de modéliser le pilotage de plusieurs espaces en parallèle, d’expérimenter la conduite en side-car. Pour en savoir plus sur le lieu, suivez notre visite guidée ici.

3- Au pied des pistes

Brioude, c’est déjà assez loin. Mais nous élargissons encore l’horizon pour un possible partenariat du côté d’Aurillac et des pistes de ski du Lioran. Nous nous éloignons aussi un peu dans le temps, car le projet est loin d’être au même niveau de concrétisation que les deux précédents.

La demande émane de la communauté de communes du Carladès, qui détient de beaux bâtiments à Vic-sur-Cère où les élus aimeraient implanter un espace de coworking, côtoyant un lieu culturel, un café, un supermarché, etc. Nous n’en sommes encore qu’aux prémices : une première rencontre est prévue en novembre ; elle sera sans doute suivie d’une étude de faisabilité, que nous serions d’ailleurs en capacité de mener. Nous aurons le temps de vous en reparler…

4- Dans la ville en mouvement

Enfin, bouclons la boucle en revenant à Clermont, là aussi à un horizon encore flou. Nom de code : Altilab. Loin du vieux quartier Changil-Saint-Dominique, la ville se réinvente autour de l’axe République et nous avons envie d’en être. Sur un modèle très différent et donc complémentaire d’Epicentre Factory. Ce dernier modèle d’essaimage ressemblera à un lieu autour de la thématique générale sport, santé et bien-être… y compris le bien-être au travail. On pourrait y trouver, selon les partenaires qui s’agrègent actuellement sur le projet :

  • un espace de coworking (porté par Epicentre) ;
  • un restaurant événementiel, autour de produits sains, d’une vitrine de produits locaux, d’événements, de boutiques éphémères… ;
  • des équipements sportifs dont un mur d’escalade ;
  • un espace d’expérimentation et d’innovation autour des pratiques du sport-santé.

Une demande de financement est actuellement en cours dans le cadre d’un projet beaucoup plus vaste, à l’échelle du Massif central, porté par Maceo. D’autres fonds pourront être recherchés. Quant à son implantation, elle est encore loin d’être fixée : plusieurs opportunités sont envisageables dans ce quartier qui ne manque ni de friches, ni de projets.

Marie-Pierre Demarty pour Épicentre Média

Un coworking pour la quartier numérique à République Clermont-Ferrand.

Un projet d’essaimage a tout son sens dans le quartier numérique en construction autour de l’axe République.

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