Page title

Page subtitle

Un nom, un logo, une histoire #5 : le web sous toutes les coutures

Vous l’ignorez peut-être mais l’application du plus célèbre événement de notre région a été conçue par une entreprise qui gravite entre nos murs. L’équipe est discrète, souvent installée au rez-de-chaussée et toujours très concentrée. Joël Mossand, co-fondateur de Scopika, nous en dit plus sur cette agence qui fête ses 10 ans cette année.

Epicentre Média : Avant toute chose, peux-tu nous présenter Scopika ?

Joël Mossand : J’ai créé l’entreprise en 2007 avec mon associé Frédéric Mélon. A l’époque, on faisait surtout de la création de sites Internet. Aujourd’hui, on est plutôt sur la communication digitale au sens large : le site est devenu un outil au service d’une stratégie globale. Notre rôle, c’est donc d’accompagner le client avant et après la mise en place de cet outil. Parmi nos 300 clients, on trouve des petites associations comme des grands noms tels que Vulcania, Chèque Déjeuner ou le Festival International du Court Métrage. Les domaines sont très variés mais au fil des années, on a développé une petite spécialité dans le secteur du tourisme. Aujourd’hui, Scopika compte 7 salariés et un associé extérieur, et nous sommes structurés en SCOP.

Devant (de g.à d.) : Nancy Bonicel, webdesigner et espionne – Cathy Mossand, assistante de tout (et pas de rien) – Pascal Liot, directeur commercial et rookie de l’agence, Joël Mossand, consultant et en consultation une fois par semaine. Derrière : Franck Delabre, couteau suisse, support et intégrateur – Jérémy Cugnot, développeur campagnard – Frédéric Mélon, directeur artistique et pompier. Tout au fond : Jean David Olekhnovitch, associé et voyageur de l’extrême.

E.M. : Et c’est de là que vient le nom de l’entreprise ?

J.M. : Pas du tout ! C’est juste un heureux hasard 🙂 Je cherchais un nom qui pourrait devenir une marque. Je me suis rappelé d’un de mes profs à la fac qui nous avait parlé des régimes scopiques. Pour faire simple, il expliquait qu’une oeuvre d’art pouvait faire appel à nos pulsions de vie ou de mort. L’analyse de l’art n’était donc pas simplement artistique mais aussi psychiatrique. A l’époque de ce DESS, on peinait parfois à suivre le prof un peu perché mais ça nous faisait rire et on avait même créé un groupe de musique qui s’appelait les “Régimes scopiques” par pur esprit taquin. Scopika vient de là. Je voulais donner une dimension intellectuelle à l’entreprise avec cet écart entre le message brut, informatif, et le message subliminal, communicant. Montrer que même si on est sur un métier virtuel, il y a de la profondeur dans notre approche. C’est un nom vraiment unique et en plus, ça rappelle la SCOP donc la boucle est bouclée !

Avant…

Après…

E.M. : Vous avez un nouveau logo depuis un mois environ. Comment a-t-il évolué depuis le premier et quel est son sens ?

J.M. : C’est Frédéric Mélon qui a conçu le logo initial. Il l’a retravaillé pour le rendre plus simple, plus pratique et plus pêchu que le précédent. On est resté sur les mêmes couleurs – blanc et magenta – pour continuer à bien se distinguer de la concurrence. Dans notre domaine, il y a beaucoup de couleurs masculines : du bleu, du rouge… Là, c’est une couleur de « petite fille ».  Elle surprend dans le monde des adultes et elle permet à notre logo de bien ressortir. Si on regarde bien, on voit que le fond n’est pas tout à fait uni. Dans la première version, on avait un motif pied de poule parce que notre slogan c’était « la haute couture du web » où l’on assumait notre prétention. Mais aujourd’hui, on fait aussi du prêt-à-porter au sens noble du terme. La partie haute couture, c’est un peu le service R&D : on explore, on innove pour les demandes spécifiques de certains clients. Et ces éléments nouveaux, on les injecte ensuite dans notre offre de base. Cela nous permet de nous concentrer sur le conseil et de ne pas passer trop de temps à inventer les choses courantes.

E.M. : D’où le nouveau slogan, « Consulting et création numérique » ?

J.M. : Effectivement, on est sur quelque chose de plus pragmatique. Avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, on va plus loin dans notre démarche de commercialisation. Les futurs clients ont besoin de comprendre tout de suite ce que l’on fait.

Propos recueillis par Laëtitia Chaucesse pour Epicentre Média

0 Commentaires

Laisser un commentaire