Epi blog

Coworking en temps de confinement

Street art : les migrants de la façade

Depuis quatre mois, des personnages de papier agrémentent la devanture d’Épicentre. En cette période de confinement, on vous propose de prendre enfin le temps de les contempler.

 

Puisqu’on ne peut plus entrer à l’intérieur, si on prenait le temps de considérer l’extérieur… Ceux qui habitent le quartier ou qui ont de bonnes raisons de passer en ce moment rue Saint-Dominique auront le loisir, avec le calme qui y règne, de remarquer les personnages qui encadrent notre vitrine.

Peut-être les aviez-vous vus auparavant, vite fait en passant, dans le cours de vos journées pressées et stressées. Mais vous aviez gardé pour plus tard le moment de vous interroger sur ce qu’ils font là, d’où ils sortent, à quoi ils servent… Maintenant que vous avez, pour beaucoup d’entre vous, un peu plus de temps, on se disait qu’on pourrait en profiter pour vous parler d’eux, avant qu’ils finissent de s’effilocher en lambeaux de papier.

Pour cela, il faut remonter un peu en arrière. Environ quatre mois.

L’initiative vient du festival Migrant’Scène qui a lieu chaque année dans la deuxième quinzaine de novembre. Migrant’Scène, ce sont plein d’initiatives culturelles à travers toute la France qui ont pour objet de porter un regard différent, bienveillant et ouvert sur les migrants, et de s’interroger sur notre rapport à l’autre. Il est orchestré par la Cimade. Et il met à l’honneur une valeur que nous aimons beaucoup à Épicentre : l’hospitalité.

Témoignage d’humanité

C’est pourquoi nous avons très vite accepté la sollicitation des organisateurs de Migrant’Scène Clermont. Ils cherchaient des bouts de mur à mettre à disposition d’un collectif de street artistes. Nous ne sommes pas les seuls. Mais nous avons voulu en être.

Ce collectif parisien s’appelle Le Mouvement. Pour ce projet, il travaille à partir de photos qui racontent la rencontre entre des habitants et des personnes venues d’ailleurs. Témoignages d’humanité et de dialogue, ces scènes en noir et blanc sont abritées sous des parapluies colorés, symboles joyeux de protection bienveillante.

En ces temps de confinement et de repli forcé chacun chez soi, il y aurait beaucoup à réfléchir sur ces valeurs. Mais nous allons laisser nos lecteurs libres de développer ce paragraphe…

Chaque fresque est censée être éphémère… Mais nos personnages, jusqu’à présent, ont bien résisté à l’usure du temps.

On espère de tout cœur qu’ils seront encore là quand nous pourrons revenir…

0 Commentaires

Laisser un commentaire