Interview Coconfinement

Les Coworkers sans le Coworking, comment ça se vit ?

ITV coconfinement – Claire Néel

Claire est en service civique à Cocoshaker, basée à Epicentre. Son métier de base est graphiste free-lance. Elle est arrivée début novembre à Epicentre, et s’occupe de toute la communication visuelle pour Cocoshaker – notamment des visuels de la soirée de lancement de la promo, cafés Cocoshaker, déjeuners porteurs de projets …


Comment je vais ? Je m’estime relativement chanceuse puisque je suis toute seule. C’est sans doute plus facile à vivre quand tu es seule puisque tu peux gérer ton temps et tes occupations comme tu le souhaite, même si comme tout le monde j’ai aussi mes coups de mou ! J’ai eu des petits pépins de santé au début du confinement, mais maintenant tout va bien.

Je ne m’ennuie pas du tout ! Je travaille toute la journée avec les membres de Cocoshaker, et le confinement me laisse finalement plus de temps pour faire ce que j’ai envie de faire, que ce soit projets professionnels comme personnels. Je fais beaucoup de musique, du ukulélé, et je joue et je chante très fort avec la fenêtre ouverte – mes voisins doivent me détester ! J’ai retrouvé un ocarina chez moi, mais il n’est pas accordé et j’ai fini par abandonner l’idée d’en jouer.

Claire pose pour son selfinement devant la « cabane à sieste » qu’elle a aménagé chez elle. Le confinement est aussi le temps des rythmes différents.

Comment je travaille ? Avec l’équipe nous avions déjà nos habitudes de télétravail, donc les mails, Hangouts, Trello, on connaissait – avec le confinement, ça évolue un peu mais c’est gérable. On utilise beaucoup Zoom, pour nos réunions professionnelles mais aussi pour garder le contact avec notre réseau et nos évènements.

On a pu maintenir nos événements en ligne – hier [mardi 8 avril] nous avons fait une visio inspirante (à la place du déjeuner inspirant prévu, et avec des horaires décalés pour que ce soit plus accessible pour chacun-e) avec Guillaume Benoît de la Ressourcerie du Pays d’Issoire. Ça s’est très bien passé ! Il y avait 17 participants, ce qui est plutôt bien.

Je suis, au final, peu impactée dans mon travail, puisque le cœur de mon métier n’était pas en contact direct avec le public et que j’ai tout mon matériel à la maison. De plus, j’ai toujours mes habitudes de free-lance donc ça aide bien.

Et demain ? J’aimerais bien qu’il y ait du changement, qu’on puisse se recentrer sur des choses qui me paraissent plus essentielles notamment au niveau des habitudes de consommation. J’ai l’impression que le confinement apporte aussi une plus grande créativité chez chacun, ça serait cool qu’on puisse faire perdurer ça après ! En outre, la façon dont le déconfinement va se passer m’inquiète un peu, mais on verra bien au moment venu.

Peut-être faudra-t-il faire bouger les choses au niveau politique aussi ? Cela fait maintenant plusieurs mois (voire plus d’un an) que beaucoup d’entre nous se mobilisent – entre autres – pour une meilleure répartition des dépenses publiques et organisation, et cette crise sanitaire ne fait que que souligner ces inégalités et ce qui est dénoncé par le personnel soignant depuis un bon moment…


Pour en savoir plus : le site de Cocoshaker


Interview Zoom du 8 avril 2020 – par Damien Caillard

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